La perception du volcan par les Voyageurs à Bourbon aux XVIIe et XVIIIe siècles

Si l'on prend comme base d'étude une trentaine de récits rédigés par des voyageurs qui ont fait escale à Bourbon entre 1649 et 1725, le Pays Brûlé apparaît comme une région géographiquement imprécise, dont tout le monde parle et que personne ne connaît. Longtemps le mot même de volcan n'apparaît pas, même chez les voyageurs lettrés, et le champ lexical est si neutre que l'on peut se demander s'il y a non identification ou refus d'identifier. Les informations avancées sont toujours de seconde main et si le lieu commun du volcan est constant, la teneur même du récit est...

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Vulcain et sa forge aux XVIIe et XVIIIe siècles : Vulcain désenchanté, Volcan enchanté - d'un imaginaire à l'autre

Si l'on songe à la riche et complexe figure du Volcanus de la Rome archaïque, feu affamé, à la fois fondateur et destructeur, associé à Vesta, qui incarne le seul feu bienveillant, ou du Vulcain-Héphaïstos plus tardif qui bénéficie du riche apport grec, de la tradition mystique d'un Héphaïstos métallurge, l'artisan-magicien, l'auteur d'automates magiques, des servantes d'or qui aident le dieu estropié à se mouvoir, des trépieds qui d'eux-mêmes (automatoi) se rendent à l'assemblée des dieux, si l'on pense au créateur de Talos, l'homme de bronze, gardien de la Crète ou...

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Bourbonnais, explorateurs européens et la Fournaise du XVIIe au début du XIXe siècle

Au début du XVIIIe siècle, les Bourbonnais et ceux qui visitent Bourbon maîtrisent mal la nature de cette île. Ainsi, le R.P. Ducros qui séjourne à Bourbon au milieu de l'année 1725, dans une lettre expédiée à l'abbé Raguet, directeur ecclésiastique de la Compagnie considère que l'eau des rivières provient de la mer. Il écrit à ce propos : "La violence de la mer, ou telle autre cause que vous voudrez, élève jusqu'au sommet, par des voies souterraines, une si grande quantité d'eau que les trois plus grandes rivières de l'île en sont formées. Ces rivières se précipitent...

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Montagnes décrites, montagnes rêvées : la représentation des Alpes chez les voyageurs au tournant des Lumières

M. Alain Guyot évoque les premiers voyageurs qui, au XVIIIe siècle, découvrirent la montagne et, en particulier, les Alpes. William Windham fut en 1741 l’inventeur du Mont Blanc et de la Vallée de Chamonix. Jusqu’alors la montagne était un lieu que le voyageur contournait, un monde habité de peuplades repoussantes, souvent accablées de maladies effrayantes (goitres). Quelques universitaires de Berne ou de Zurich amenaient leurs étudiants à la montagne pour des promenades hygiéniques, mais ce fut le poème "Die Alpen" d’Albrecht von Halller publié en 1731 et rapidement...

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Missionnaires et voyageurs français en Chine à l'Âge classique : le moi et l'autre

Pour les Européens de l’Âge classique - en gros des Grandes Découvertes à la Révolution française -, la Chine est l’étrange absolu. Y voyager, c’est avoir à réviser toutes ses valeurs. Sur l’Orient : la Terre Sainte des pèlerins était une seconde patrie, dont les lieux étaient familiers dès l’enfance pour les chrétiens. Sur les autres continents : les Européens n’y avaient découvert que des civilisations réputées inférieures. Sur le voyage : en Europe, il se faisait dans un environnement connu, le plus souvent fondé sur une religion commune et sur une culture nourrie...

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Robert Challe : la Bible à l'épreuve du voyage

La Bible est bien présente dans le Journal à Pierre Raymond. Référence partagée par le diariste et son correspondant, elle fait irruption sur la route du voyageur, rappelant la place fondamentale qu'elle occupe dans son univers imaginaire et le rôle qu'elle joue dans sa lecture du monde. C'est toujours à l'aune du texte sacré que les autres et la religion qu'ils pratiquent sont appréciés. Challe semble à la fois tenté par la désacralisation du Livre et par son érection en modèle. Il oscille donc entre démolition et défense, entre critique et allégeance. Si la reprise...

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L'Orient des religions chez Robert Challe

A propos de Robert Challe, on s'est surtout préoccupé de sa critique du christianisme dont témoignent à la fois son "Journal du voyage des Indes orientales" et son chef-d'œuvre philosophique, les "Difficultés sur la religion proposées au père Malebranche". Le sujet de cette conférence est de relire Challe à travers les autres religions qu'il a pu rencontrer ou décrire. De fait, sa critique des religions "factices" est universelle, fondée en grande partie sur une méconnaissance de leurs théologie : le voyageur Challe a un regard extérieur sur elles ; il n'en voit que l...

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Voyage au pays des merveilles : éléments de théologie viatique

Le "récit de voyage" de C. Biron, intitulé, Curiosités de la nature et de l'art (1703), se fonde sur des liens paradoxaux entre d'une part les concepts de science et de merveille et, d'autre part, l'approche théologique des problèmes posés par la rencontre de l'extraordinaire merveilleux auquel le voyageur est confronté. La figure du physicien, spécialiste en fait de science naturelle, présente pour le voyageur des atouts susceptibles de lui permettre de résoudre certaines énigmes sans jamais accéder au mystère originel de la création que Dieu seul explique. Dans la...

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Izmir, ville phare du négoce dans les relations de voyage françaises (XVIIe-XVIIIe siècles)

À partir de sources imprimées et manuscrites françaises des XVIIe et XVIIIe siècles, en particulier des papiers Raynal, l'étude analyse l'image spécifique d'Izmir dans les relations de voyage de l'Âge classique. La ville est en dehors de la route habituelle qui mène de France à Istanbul, résidence diplomatique vers où convergent voyageurs et "antiquaires". Victime de séismes répétés, elle ne conserve pas de ces grands ensembles architecturaux qui passionnent les archéologues. Elle est d'abord un site, un magnifique spectacle depuis la mer dont...

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Le regard de Corneille Le Brun [Cornelius de Bruin], dans son Voyage au Levant (1714, 1725) et la mise en image d'Izmir dans quelques récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècles

Le regard de Cornelius de Bruin, dit Corneille Le Brun, représente pour les iconographes un ensemble impressionant de tailles douces. Si l'on considère ses deux récits de voyages, nous avons 210 tailles douces pour le "Levant" et 320 pour le voyage en "Moscovie, Perse et Indes orientales" , soit donc un total de 530 figures. Mais, outre la richesse de cet ensemble iconographique monumental, il y a la démarche réfléchie d'un viator pictor qui, à chaque instant, nous explique les conditions dans lesquelles il a réalisé le dessin ainsi que ses intentions. Le regard de...

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