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Voyage en Italie. I. Naples et Rome. II. Florence et Venise
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Forme :
À propos
Itinéraire :
Marseille - Civita-Vecchia - Rome - Naples (exc. à Pouzolles et à Baïa) - Castellamare - Sorrente - Pompéi - Naples - Capoue - Le Mont-Cassin - Rome - Pérouse - Assise - Foligno - Chuisi - Sienne - Florence (exc. à Pise) - Bologne (exc. à Ravenne) - Padoue - Venise - Verone - Milan - Côme - le lac Majeur
Date :
du 15 février au 10 mai 1864
Type :
voyage pittoresque, d'histoire d'art et de mœurs, fait en bateau, en diligence et en chemin de fer
Esthétique :
«Entre elles [les montagnes] s'étend une large campagne fertile, elles sont toutes décoratives et servent de second plan au tableau. Leur noblesse est parfaite et aussi leur douceur. Insensiblement elles prennent les teintes de la violette, du lilas de la mauve. Plusieurs semblent une jupe de moire avec ses cassures; les fortes arêtes, les saillies nues ne sont à cette distance que des plis lustrées. Les villes et les bourgs sur les hauteurs forment des groupes blancs, et l'azur du ciel est si pur, si fort et cependant si suave, que je ne me souviens pas d'avoir vu une plus belle couleur»(1910/I/109-110).
«[au bord de la mer, près de Naples] Impossible de rendre ce spectacle. Lord Byron a bien raison: on ne peut pas mettre de niveau les beautés des arts et celles de la nature. Un tableau reste toujours au-dessous et un paysage toujours au-dessus de l’idée qu’on s’en peut faire. Cela est beau, je ne sais pas dire autre chose, cela est grand et cela est doux; cela fait plaisir à tout l’homme, cœur et sens; il n’y a rien de plus voluptueux et il n’y a rien de plus noble. Comment se donner l’embarras de travailler et de produire quand on a cela devant les yeux? Ce n’est pas la peine d’avoir une maison bien ordonnée, de construire laborieusement ces vastes machines qu’on appelle une constitution ou une église, de chercher des jouissances de vanité ou de luxe: on n’a qu’à regarder, à se laisser vivre; on a toute la fleur de la vie avec un regard»(1910/I/54-55).
«Il paraît que tes amis m’accusent d’irrévérence; quand on est à Rome, c’est pour admirer et non pour remarquer que les mendiants sont sales, et qu’aux coins des rues il y des tronçons de choux. Mes chers amis, comme il vous plaira; je vais vous choquer encore d’avantage. Dites que je viens ici dans la mauvaise saison, que je note les impressions du moment, que je parle en profane, en simple curieux, en amateur d’histoire, que je n’ai manié ni l’ébauchoir, ni le pinceau, ni le tire-ligne: tout cela est vrai; mais laissez chaque instrument rendre le son qui lui est propre; n’exigez pas un air approuvé, vérifé, transmis de serinette en serinette, pour la plus grande gloire de la tradition»(1910/I/275).
Références bibliographiques
Lieu :
Paris
Année :
1866
Editeur :
Hachette
Volume :
2 vol.
Format :
in-8
Autre édition :
Paris (Hachette) 1872, in-8. Paris (Hachette) 1874, 2e éd., 2 vol., in-16. Paris (Hachette) 1876, 3e éd. Paris (Hachette) 1880, 4e éd., 2 vol., in-16, pl. Paris (Hachette) 1884, 5e éd., 2 vol., in-16, pl. Paris (Hachette) 1889, 6e éd. Paris (Hachette) 1893-1895, 7e éd. Paris (Hachette) 1896-1897, 8e éd. Paris (Hachette) 1898-1900, 9e éd. Paris (Hachette) 1901-1902, 10e éd. Paris (Hachette) 1903-1904, 11e éd. 1905???, Paris (Hachette) 1907, 12e éd. Paris (Hachette) 1907, 13e éd. Paris (Hachette) 1914, 15e éd., in-16, pl.
Réédition :
Paris (Hachette) 1910, 14 éd., 2 vol., 413, 443 pp. in-8