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Voyage dans les deux Louisianes et chez les nations sauvages du Missouri, par les États-Unis, l’Ohio et les provinces qui le bordent, en 1801, 1802 et 1803, avec un apperçu des mœurs, des usages, du caractère et des coutumes religieuses et civiles des peuples de ces diverses contrées
Destination :
Forme :
À propos
Itinéraire :
Bordeaux - Royan - New-York - Newark - Paterson - chutes du Paissac - Newark - Springfield - Turkey - Bedminster - Minebrook - Newark - Elizabeth-Town - Bridge-Town - Brunswick - King’s-Town - Prinston - Trinton - Bristol - Burlington - Frankfort - Philadelphie - la Delaware - Wilmington - New-Castle - Charlestown - Baltimore - Ville fédérale - George-Town - Ville fédérale - Mont-Vernon - Baltimore - Bethléhem - Philadelphie - Lancaster - Elizabeth-Town - Middle-Town - Harrisburgh - Carlisle - Skippensburgh - Strasburgh - Bedford - Greensburgh - Pittsburgh - l’Ohio - Weeling - Marieta - Galliopolis - Grand Kanawa - Chellicothée - Galliopolis - l’Ohio - Maïsville (Limestone) - Cincinnati - Franckfort - Lexingthon - Versailles - Louisville - l’Ohio - Yellow-Bank - Red-Bank - Fort Massac- Willkinsonville - le Mississipi - Sainte-Geneviève - Saint-Louis - le Missouri - Saint-Charles - Florissant - Videpoche - le Missouri - rivière des Kancès - le Missouri - village des Ottotatocs - village des grands Panis - le Missouri - village des Mahas - village des Poncas - le Missouri - village des Chaguyennes - Saint-Louis - le Mississipi - Cap Girardot - Nouvelle Madrid - Forts des Écores - rivière des Arkansas - village des Arkansas - le Mississipi - Le Natchez - La Roche-à-Davion - la rivière Rouge - le Waschita - Les Rapides - établissement du Waschita - la rivière Rouge - établissement du Nachitoche - le Mississipi - Fort du Bâton-rouge - La Pointe-coupée - établissement des Atakapas - établissement des Apelusas - Nouvelle Orléans - Fort de Plaquemine - Balise (- New York)
Date :
du 14 août 1801 au milieu de 1803
Type :
voyage colonial et de mœurs, fait en bateau, en pirogue, en voiture et à cheval
Esthétique :
«Un voyage dans les Louisianes au moment où elles venoient d’être cédées à la France, devoit présenter un grand intérêt à tous les hommes qui regardent le commerce comme le fondement des états et la base de leur prospérité. Celui que j’entrepris chez les Nations sauvages du Missouri, avec lesquelles nous devions avoir des communications journalières, me permettoit de compter sur la reconnoisance de mes compatriotes: c’en fut assez pour me déterminer»(I).
«L’étude particulière que j’ai faite des mœurs, des usages, des coutumes et des cérémonies religeuses ou civiles de ces peuples, n’avoit point pour but unique de satisfaire ma curiosité. Je désirois faire connoître au Gouvernement les moyens les plus propres à les civiliser, et apprendre à ceux qui auroient à trafiquer avec eux à le faire avec avantage et sûreté. Tout ce que j’en ai dit n’a d’autre mérite que celui de la vérité. Je n’ai cherché ni à embellir leur existence ni à l’avilir, je n’ai voulu être que narrateur. [...] Les réflexions que m’a inspirées leur manière de vivre tiennent à la persuasion où je suis, que la position dans laquelle la nature a placé l’homme, ne doit être enviée ni meprisée par qui que ce soit; et que la vie sauvage, quelque rapprochée qu’elle puisse être de celle des animaux, n’est pas sans charmes pour celui qui la mène»(VII-VIII).
«Je ne m’arrêterai pas à donner des détails sur les événemens de notre traversée. On ne manque pas de Voyages où l’on peut s’ennuyer à lire les variations du baromètre et des vents; [...]»(2).
«Mais de nation à nation, qu’est-ce que la reconnoissance? Un sentiment vague que fait subitement disparoître le plus léger motif d’intérêt; un joug pénible dont l’obligé cherche continuellement à se soulager, et qu’il trouve beau de briser souvent même aux dépens de la justice. Il n’est que trop prouvé que la politique et la vertu ne peuvent jamais subsister ensemble, et que tout est subordonné à la force respective des nations ou aux caprices de ceux qui les gouvernent; que c’est sur l’intérêt ou la puissance de ses voisins qu’un Gouvernement sage doit baser toutes ses démarches, et que celui qui s’écarte de ces maximes, quels que puissent être d’ailleurs ses motifs, sera accusé de foiblesse ou de pusillanimité»(436-437).
«Il n’est plus permis de douter que le nouveau continent ne soit un jour indépendant de l’ancien. Ses terres sont trop belles, son sol trop productif, son climat trop bienfaisant pur ne pas y attirer de nombreux habitans, qui ne tarderont pas à briser un joug que la foiblesse seule peut supporter. En prenant possession de la Louisiane, la France n’empêchera pas cet effet nécessaire de la succession des temps et du sentiment de la force; mais elle le retardera: [...]»(440-441).
Références bibliographiques
Lieu :
Paris/Lyon
Année :
1805
Editeur :
Capelle & Renand/Bruyset aîné & Buynand
Nombre d'exemplaires :
XVI [X]-479 p.
Format :
in-8
Annexes :
atlas