Aller au contenu principal
Expédition scientifique de Morée [, ordonnée par le Gouvernement français. Ouvrage dédié au Roi]. I. Architecture, sculptures, inscriptions, et vues du Péloponèse, des Cyclades et de l'Attique, mesurée, dessinées, recueillies et publiées; II.Section des sciences physiques, a: Relation, b: Géographie et géologie, c: Zoologie et botanique, d: Recherches géographiques sur les ruines de la Morée
Recueil de deux voyages
I. Voyage d'Abel Blouet
[pour le voyage de M. Bory de Saint-Vincent, cf. le nom de cet auteur, même titre et date]
Destination :
Forme :
À propos
Itinéraire :
Navarin - Vieux-Navarin - Pila - Zaïmogli - Pila - Armaca - Navarin - Osphino - Modon - Calafati - Lakanada - Paleochori - Cadiroli - Carakopio - St.-Dimitri - Hierakares - Giateroli - Coron - Carakopio - Putriades - Comus - Karcovi - Vounaria - Kastélia - Kandiani - Longa - Pétalidi - Nisi - Aïaga - Thorianouzi - Koutzoukoumani - Pépéritza - Androussa - Samari - Simiza - Mavromati - monastère de la Panagia de Vourkano - Mavromati - Franco Eclissia - Alitouri - Franco Eclissia - Agrilos - Arcadia - Kalibea - Strobitzi - Moskitza - Glatza - Sarèna - Piskini - Zakaro - St.-Isidore - fort Clidi - Miraca - Bargi - Rongogio - Nerovitza - Phanari - Andritzena - Tragogé - Paulitza - Tragogé - Bassæ - Andritzena - Miraca - Stavro Kefalo - Lala - Karatzari - Nemata - Scineca - Agiani (Joannis) - Anaziri - Kacoreos - Trupa - Atchicolo - Caritène - Karïes - mont Diaforti - Sklirou - Bassæ - Paulitza - Kacoletri - mont Tétrage - Isari - St.-Georges - Aïas Bey - Sinano - Psamari - Léondari - Limatéro - Pétrina - Ciparissia - Zacaria Derveni - Géorgitsi - Périvolia - Kastania - Papioti - Mistra - Vourlia - Krabata - Krya Vrysi - Piali - Palæo Episkopi - Tziva - Aiososti - Tripolitza - Mantinée - Zéfagladio - Gniocori - Aglado Cambos - Aougli - Myli - Argos - Karvaty - Argos - Tirynthe - Nauplie de Romanie - Ligourio - Épidaure - Hiéro - Trachéa - Bedegui - Karadia - Potamia - Trézène - Demala - Kastri - Cranidi - Didymo - Iri - Vivares - Drépano . -Aidari - Sefarago - Katchigri - Nauplie de Romanie - île de Syra - île de Tine - Exopyrgos - Sgalado - Sbirado - Tripotamos - Xirrara - Lazaro - Perastra - Komi - île de Myconi - monastère de Turiani - île de Délos - île de Naxie - île de Parkia - île d’Antiparos - île de Milo - Sunium - île d’Égine - Épidaure - Nauplie de Romanie - Argos - Karvaty - Couzomati - Courtessa - Corinthe - Vasilica - Acrata - Diacovto - Vostitza - Psato-Pirgo - château de Morée - Patras - Cato-Achaïa - Ali-Tchéléby - Drégano - Palæopolis - Sosti - Kalitza - Derviche-Tchéléby - Missolongacio (Missalonghi) - Pyrgos - Agolinitza - St.-Isidore - Cacovada - Arcadia - Philiatra - Ornita - Gargagliano - Zonchio - Modon - Navarin - Modon - Calcani - Nisi - Asprocoma - Calamata - Cambos - Varousa - Scardamoula - Petro Vouni - Andronitsa - Tséria - Mavrico - Gniocori - Pyrgos - Ringlia - Dosona - Platsa - Domitsi - Polifaris - Svina - Langoda - Trachela - Polyana - Vitylo - Giva - Liméni (Portochimova) - Tsimova - Pyrgos - Stavri - Kéria - Kiparissi - cap Matapan (cap Ténare) - Lagia - Plomocori - Marathonisi - Agiovasili - Vounari - Cosi - Zacalali - Camarada - Magoula - Mistra - Calogonia - Caloula - Karaspaï - Vasilo-Peroma - Gramisa - Birnico - Pakia - Monembasie - Épidaure-Liméra - port Botte - couvent de Saint-Georges - Zaconna - Cérondi - Hagios-Joannis - couvent de Loukou - Hagios-Joannis - Nauplie de Romanie - Épidaure - île d’Égine - port Phalère - Munychie - Athènes - Le Pirée - île de Salamine - Ambélaki - Coulouri - Ambélaki - Lepsina - Mégare - Kalamaki - Corinthe - Vasilica - Souli - Chionia - Machia - Phonia - Lycouria - Pancrata - Néminitza - Sary - Palamiri - Nisi - Navarin
Date :
du 3 mars au 29 décembre 1829
Type :
voyage archéologique fait en bateau, en caïque et à cheval
Esthétique :
«Je n’essaierai pas d’exprimer notre joie à l’aspect de cette terre si desirée; [...]. Quoique l’impression à la fois délicieuse et profonde que nous éprouvâmes en ce moment ne se soit pas affaiblie, et que nos souvenirs nous en fassent goûter encore tout le charme, nous ne tenterons point de la peindre, car ici les paroles manqueraient aux sensations. Pénétrés d’ailleurs du but de notre mission, nous n’oublierons pas dans le cours de cette relation, que nous devons faire une description exacte et simple de ce que nous avons vu, plutôt qu’une histoire pompeuse et poétique de nos émotions. Nos lecteurs, nous l’espérons, sauront bien apprécier d’eux-mêmes tout ce que nos cœurs de Français et d’artistes ont éprouvé en abordant au rivage grec. Nous laissons donc entière liberté à leur imagination, que nous n’avons la prétention ni de diriger, ni d’exalter, persuadés que pour cela, des lieux communs admiratifs et des phrases ambitieuses feront bien moins que les noms seuls des villes, des sites, des monuments que nous citerons pour les avoir vus»(I/1).
«Cet ouvrage, [...], n’est ni celui d’un antiquaire ni celui d’un savant; c’est la narration exacte et consciencieuse d’un voyage entrepris par des artistes, dans la patrie des beaux-arts, dans cette contrée célèbre où les restes de tant de beaux monuments subsistent encore aujourd’hui, malgré les ravages des temps et plus encore malgré l’invasion des barbares. Ce fut pour constater l’état de ces ruines précieuses, ce fut pour les ranimer en quelque sorte, pour en retracer une image fidèle et durable, que le gouvernement français nous envoya dans le Péloponèse, à la suite de l’expédition militaire destinée, elle aussi, à rendre la vie avec la liberté aux généreux descendants des Hellènes»(II/V).
«[...], nous rappellerons encore à nos lecteurs que nous devions nous occuper exclusivement des monuments; que cette tâche sévère et positive nous imposait l’obligation d’écarter de notre travail tout ce qui peut prêter du charme à un voyage ordinaire. C’est comme architectes et comme peintres que nous avons reçu notre mission: c’est donc comme architectes et comme peintres que nous avons dû en rendre compte»(II/VI).
«En publiant une description des monuments de la Grèce antique dans un moment où quelques partisans du moyen âge présentent l’art à cette époque comme le seul à étudier, nous n’avons pas espéré obtenir leur assentiment. Mais tout en admirant autant qu’eux les monuments de ce temps, nous avons pensé, au contraire, qu’il ne fallait exclure aucun modèle, et qu’en fait d’art tout ce qui est bien est bon à connaître et à étudier. [...] Si nous admettons que toutes les époques peuvent offrir de bons motifs d’étude, nous pensons néanmoins que les productions des beaux temps de la Grèce, par leurs formes si correctes, si simples, si faciles à comprendre, et par conséquent si faciles à expliquer, seront toujours le type et la source véritable des meilleurs principes à suivre»(III/V).
Références bibliographiques
Lieu :
[I.:] Paris (Firmin-Didot frères), [II.a. b. c. d.:] Paris/Strasbourg (F. G. Levrault)
Année :
1831
Volume :
10 vol.
Nombre d'exemplaires :
[I.:] 1831-1838, 3 vol., XXVIII [XXII]-73, VI-175, VI-78-70 pp.; [II.a:] 1835-1836, XII [VIII]-472 p.; [II.b.:] 1833-1834, 2 vol., IV-97, 376 pp.; [II.c.:] 1832-1833, 3 vol., VII-209, 400, 368 pp.; [II.d.:] 1836, VIII-187 p.
Format :
[I.:] gr. in-fol.
Annexes :
[I., II.a., II.b., II.c.:] atlas