Collections du CRLV

Journal du voyage aux Antilles de La Belle Angélique (1796-1798)(n°4, série texte)

2009

Les collections d’objets d’histoire naturelle, surtout de plantes vivantes, réunies en 1797-1798 aux Antilles par le capitaine Nicolas Baudin étaient considérables. Les professeurs du Muséum, subjugués par la diversité et la vigueur des plantes ramenées, ne tarissaient pas d’éloges. Jussieu lui-même déclarait : « Le citoyen Baudin doit être proclamé l’un des voyageurs qui a le plus mérité de l’histoire naturelle ».

L'Orientalisme des voyageurs français au XVIIIe siècle (n°16 coll.)

Irini Apostolou
2009

Du croquis à la peinture à l’huile, restées à l’état original ou diffusées par l’intermédiaire de la gravure, seules ou en conjonction avec le récit viatique, les images du voyage en Orient véhiculent une image riche en contrastes et souvent ambivalente. Au siècle des Lumières, de l’Acropole et des Pyramides d’Égypte aux vestiges de l’Empire byzantin et aux prestiges de la Cour ottomane, il s’agit d’autant d’images apparemment disparates, mais qui proposent un regard nouveau sur l’Orient méditerranéen.

Idées et représentations coloniales dans l'océan Indien (n°17 coll.)

2009

Lieu de passage sur la route des Indes, lieu de migrations et de métissages d’une extraordinaire complexité, l’océan Indien est un espace géographique privilégié pour reconsidérer la période coloniale dans la durée. Cet ouvrage étudie une longue période historique qui a contribué considérablement à la formation de l’océan Indien contemporain et qui s’enracine cependant dans une tradition millénaire d’échanges et de migrations.

Voyager avec le diable (n°14 coll.)

2008

Du XVe au XVIIe siècle, les démons sont sans cesse en voyage. Ils entraînent dans cet incessant mouvement leurs disciples et leurs victimes, que ce soit dans les pages des romans ou dans celles des traités de démonologie. À ces voyages proprement diaboliques, où le diable est agent et compagnon du voyage, s’ajoutent ceux que les voyageurs effectuent de leur propre chef dans des terres habitées par les démons. Car si le diable est partout, il a ses lieux de prédilection, et cette géographie diabolique évolue au rythme des Grandes Découvertes et de la colonisation des nouvelles terres.

Marc Lescarbot, Voyages en Acadie (1604-1607) (n°3, série texte)

Edition critique par Marie-Christine Pioffet
2007

À son retour de Port-Royal qu’il quitte à regret à la fin de l’été 1607, Marc Lescarbot, avocat au Parlement de Paris, entreprend de faire la chronique des établissements français au Nouveau Monde. Son Histoire de la Nouvelle-France, publiée pour la première fois en 1609, puis rééditée en 1611-1612 et 1617-1618, constitue un plaidoyer en faveur de la colonisation française de l’Acadie et jette, plus de cent ans avant Lafitau, les bases d’une ethnologie comparée des peuples amérindiens.

Espaces lointains, espaces rêvés (n°13 coll.)

2007

L'importance du voyage dans la fiction romanesque à l’Âge baroque n’est plus à démontrer. Dans le sillage des héros grecs, les protagonistes des romans français s’aventurent de plus en plus nombreux au-delà des mers. Plusieurs d’entre eux aboutissent en Amérique, en Asie et même parfois en Afrique. L’horizon romanesque, faisant écho à la vogue des relations de séjour en pays éloignés, se dilate et investit des régions jusqu'alors méconnues. Toutefois, les pays étrangers sont loin de jouir d’une égale faveur de la part des écrivains.

Relations savantes (n°12 coll.)

Sophie Linon-Chipon et Daniela Vaj
2006

Depuis que l’homme s’est avisé d’inventer la roue et de creuser un tronc pour en faire une pirogue… Sans la boussole inventée en Chine, sans la science cartographique, sans celle des courants et des vents perfectionnées par le Portugal au xve siècle, sans la compétition savante entre l’Angleterre et la France au xviiie siècle pour construire l’artefact chargé de calculer exactement la longitude, sans la vapeur, sans l’automobile, sans l’avion, les voyages ne seraient que stériles et plates répétitions du déjà-vu… De la Terre australe et de ses mythes annexes comme le voyage au centre de la

Le théâtre des voyages (n°11 coll.)

2005

Ce volume rassemble des études réalisées sur une dizaine d’années dans la perspective trop ambitieuse de débrouiller ce qui était pour le chercheur l’objet d’une interrogation récurrente. Pourquoi ce continent de notre mémoire collective que sont les relations de voyages était-il si mal connu, à l’exclusion de quelques grands noms, que, d’ailleurs, l’on citait davantage pour leurs exploits vrais ou feints que par les récits qu’ils en donnèrent ou qu’ils en suscitèrent ? Pourquoi la « littérature de voyage » ne semblait-t-elle naître qu’au xixe siècle ?

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