Un hiver à Vienne. (Vienne et la vie viennoise)

Un hiver à Vienne. (Vienne et la vie viennoise)

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Venise - Trieste - château de Miramar - Monfalcone - Goritz (exc. à Castanovizza) - Nabressina - Pola - San-Peter - Laybach - Pragerhof - Steinbruck - Gratz - Peggau - Barnegg - Murzzuschlag - le Semmering - Neustadt - Bade - Vienne

Date: 

sans date

Type: 

voyage culturel et de mœurs, fait en bateau à vapeur, en gondole, en train et à pied

Esthétique: 

«A Vienne, tout a un aspect imposant et grandiose, - les choses du présent comme celles du passé»(145). «A chaque pas, de vieux monuments, de vieux édifices vous apparaissent comme les solides fondements de cette dynastie habsbourgeoise quinze fois séculaire. Les superbes équipages qui défilent, la beauté des magasins, l'animation joyeuse des rues, tout vous parle d'une cour vraiment impériale, d'une aristocratie riche et élégante, et qui, seule peut-être en Europe, a su conserver ses vertus chevaleresques. Vienne est un centre de races et d'affaires, et sert de trait d'union entre l'Allemagne et les pays orientaux; Berlin n'est pas un centre: c'est une tête, ou plutôt c'est un casque. Et comme la vie est charmante et gaie au milieu de cette population toujours de bonne humeur, et si pleine de franchise et de cordialité!»(148). «Cette ville a un air de vieille maison; et tout y est si paternel, si avenant et si ouvert, qu'il faudrait avoir un cœur cerclé de bronze pour ne point l'aimer. [...] Avec ses mœurs douces et faciles, son insouciance, sa soif de plaisir, sa gentillesse pour l'étranger, Vienne est le Japon de l'Allemagne. Et, de même que Paris, Vienne est une ville qu'il faut voir l'hiver; elle n'est jamais plus déshabillée que sous ses fourrures et ses pelisses; [...] tout est désert, tandis que, du 1er octobre au 1er avril, les théâtres sont pleins, les violons mettent tout Vienne en branle; c'est alors la bruyante capitale de la musique et de la danse: l'archet de Strauss la gouverne»(149). «J'ai essayé de montrer Vienne au lecteur, dans une suite de petits croquis à la plume, qui se déroulent comme un panorama imprimé. Quelques personnages ont déjà animé les rues, les places; mais pour que le tableau soit complet, il me reste à peindre la société. L'homme est plus intéressant que les monuments. Les mœurs et les dehors expliquent les instincts, les tendances, les habitudes et les caractères»(527).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1888

Editeur: 

E. Dentu

Nombre d'exemplaires: 

566 p.

Format: 

in-8

Annexes: 

ill.