À Constantinople. Par l'auteur des Horizons prochains

À Constantinople. Par l'auteur des Horizons prochains

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Vienne (exc. à Schœnbrunn) - Bude/Pesth - Orsova - Czernavoda - Kustendjeh - Constantinople (exc. ds les environs) - Moudaniah - Brousse (exc. ds les environs) - Constantinople - Orsova - Temesvar - Czégled - Monor - Bude/Pesth - Promontor - Tétény - Nijek - Vélenczer-See - Pragerhof - Laybach - Adelsberg (exc. à la grotte d’Adelsberg) - Trieste - Venise

Date: 

sans date

Type: 

voyage de pensée religieuse, de mœurs et d‘agrément, fait en bateau à vapeur, en chemin de fer, en voiture, à cheval et à pied

Esthétique: 

«[...] il est de nobles ambitions. La soif de connaître est une noble soif. Notre vue s’allonge à considérer les lointains horizons, l’âme grandit à se mesurer avec des civilisations étrangères, et parmi ces rares et courts loisirs dont les esprits travailleurs sentent parfois le besoin, je n’en sais ni de plus salutaires, ni de mieux adaptés aux aspirations d’une intelligence amoureuse de progrès que le pèlerinage sous d’autres cieux, parmi d’autres hommes, sur la terre, ce vaste palimpseste où passent et s’effacent tant de caractères divers, où demeurent à jamais gravés les signes de la puissance divine, éternelle écriture de l’écrivain éternel»(2e éd./3). «Pour moi, l’infini pressenti de toutes parts m’enivre de liberté. On ne me l’ôtera pas de l’esprit, l’homme n’était point fait pour étouffer dans les villes; il n’était pas créé pour s’étioler dans les salons; les saillies de son individualité ne devaient point s’user en de stériles frottements qui lui emportent ce qu’il a de meilleur. Je n’en veux pas faire un Cosaque, non; j’en voudrais faire autre chose qu’un automate»(2e éd./76-77). «Ah! qu’ils ne viennent point ici, les gens au regard court, dont l’œil incessamment ouvert sur les proses de l‘aspect se fait aveugle pour l’idéal. Ceux-là, pas une tache de boue ne leur échappe; ils comptent les fêlures de la vitre; la moisissure sort pour eux des murailles; mille objets repoussants s’échelonnent sur leur chemin; les chiens leur aboient aux jambes, des loques sordides se frottent à leurs habits, les vers ont rongé la pelisse de ce Tartare, le caftan de ce Turc est usé jusqu’à la corde, des fardeux incommodes bousculent les passants, l’odorat souffre, la vue pâtit; qui niera la réalité de ces faits enregistrés avec un grognement de plaisir? Pas moi. Seulement, tandis qu’ils vont ainsi le nez dans toutes les fanges, nous marchons la tête mieux levée; ce qui nous apparaît, c’est la poésie et c’est l’idéal»(2e éd./120).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1867

Editeur: 

Michel Lévy frères

Nombre d'exemplaires: 

III-488 p.

Format: 

in-16

Réédition: 

Paris (Michel Lévy frères) 1867, 2e éd., 487 p. in-18