De l'Antiquité au XXe siècle

Que reste-t-il du royaume du Prêtre Jean à l'heure des empires européens en Afrique ? Observations sur le séjour en Ethiopie de la Mission Dakar-Djibouti (1932)

Le Prêtre Jean est un des grands mythes de l’Orient médiéval. Dans cet espace vaguement délimité, il est un enjeu politique. Ce souverain chrétien qui règne au-delà du monde méditerranéen apparaît dans l’Occident des Croisades. En 1145, lors de la deuxième croisade, l’évêque Othon de Freising évoque ce monarque qu’il situe à l’est de la Perse et de l’Arménie. Ayant vaincu ses voisins païens, ce chrétien nestorien songeait à partir en croisade à Jérusalem, mais son avancée fut bloquée sur le Tigre. Tout cela est narré dans la _Chronique et l’histoire des deux cités_.

Ouverture officielle

Sous la présidence de Madame Michèle Dufrenne,
directeur du Musée océanographique de Monaco,

de Monsieur Alexis Vrousos,
directeur de la Fondation d'Art du château de La Napoule,

du professeur François Moureau, directeur du Centre de Recherche sur la Littérature des Voyages de l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV),

et du professeur Claude Reichler de l'Université de Lausanne, directeur de projet au Fonds national suisse de la recherche scientifique (« Paysages et habitats de l'arc alpin »).

Conclusions du séminaire ("Civilisations et cités perdues"). Intervention de Tania Manca

Á côté des voyages de découvertes et d’exploration qui semblent le lot des voyageurs au long cours tels que l’âge des Grandes Découvertes puis la poussée impérialiste de l’Occident nous les présentent, il existe, aux mêmes époques, ce que l’on pourrait qualifier de voyages de re-découvertes, dont le but est connu, même si la physionomie du paysage réel ou mental reste encore incertaine. Le séminaire s’est intéressé à ce type de voyages. Nous évoquions ailleurs les ambiguïtés de l’altérité dans les récits de voyage de l’Âge classique.

Sémiotique et herméneutique du voyage

Cette intervention propose d’appliquer à l’histoire de la littérature de voyage depuis le XIXe siècle la distinction faite par Michel Foucault dans Les Mots et les choses entre l’herméneutique et la sémiologie. Partant de cette évidence que les écrivains du voyage sont de grands lecteurs de signes, David Scott analyse la rencontre avec l’autre comme le face à face avec une autre épistémé, dont non seulement les signes mais le rapport entre les signes et entre les signes et les objets, sont radicalement étrangers au système natif du voyageur.

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