Le volcan comme lieu d'appréhension de l'histoire de l'Île, une approche du "Volcan à l'envers" de Boris Gamaleya

Source de légendes, de récits nés la plupart d'une angoisse, le volcan représente ce que l'on peut appeler un "espace" de la rêverie, de "l'imagination créatrice". Considéré à la Réunion à la fois comme repaire du diable, le lieu où erre Grand-mère Kalle ainsi que celui où madame Debassyns expie ses fautes, il témoigne généralement, aussi bien dans la tradition orale que dans la tradition écrite, du conflit qui ouvre l'histoire de l'île.
Choisi par Boris Gamaleya comme lieu de pérégrination des personnages du Volcan à l'envers, il constitue surtout le point de rencontre entre Ombeline Debassyns et les Noirs marrons. Domaine certes du diable et des âmes errantes, il représente, autrement dit, la scène où se rejoue l'histoire de la Réunion et où s'amorce le deuil d'un passé obscur et douloureux.
C'est cette conception du volcan, et en même temps du Volcan à l'envers, comme espace à la fois de remémoration et de dépassement de la réalité historique de l'île que nous allons privilégier dans l'étude que nous nous proposons de faire.

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