La lettre de découverte dans les voyages océaniques (début XVIe siècle)

C'est par une lettre qu'au retour de Colomb se déchire le rideau sur l'Atlantique au-delà des Açores. D'autres lettres (Vespucci, Pierre Martyr, M. Transilvano) révèleront la clôture progressive de la terre accomplie par les expéditions espagnoles, mais aussi par leurs voisins portugais (Vasco de Gama aux Indes, Cabral au Mexique) ; dans le même temps des lettres encore informent de la prise de possession, parfois conflictuelle, du continent américain (Cortès au Mexique). C'est enfin, alors que le monde est "circuit" et que les puissances hispaniques organisent leurs conquêtes, que la France s'éveille à la découverte océanique: une lettre de Verrazano en apporte à François Ier le témoignage. Il ne semble pas que cette prédilection pour la forme épistolaire pour dire le surgissement des nouveaux mondes au regard, et bientôt à la conscience, des Européens, ait reçu toute l'attention qu'elle méritait. Nous nous proposons d'étudier les implications dans ce choix dans la diffusion des connaissances et dans l'inscription des terres jusqu'alors inconnues dans le champ des savoirs européens.

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