Jacques Réda. L'écriture comme faille et comme quête de l'unité

Béatrice Bonhomme est écrivain et professeur des universités à la Faculté des Lettres de Nice où elle enseigne la littérature contemporaine. Elle assure un séminaire sur la poésie et elle est responsable d'une équipe de recherches Poièma. Elle a fondé avec Hervé Bosio la revue Nu(e) en 1994 et elle a écrit plusieurs articles et essais sur la poésie de Pierre Jean Jouve, Salah Stétié, Yves Bonnefoy, Ber-nard Vargaftig... Elle a également beaucoup travaillé sur le roman avec des livres sur Jean Giono, An-dré Malraux, et sur le roman au 20e siècle. Elle dirige avec Patrice Villani la collection « Les textes fondateurs » aux Éditions Ellipses. Elle a actuellement publié une quarantaine d'ouvrages de critique littéraire et de création.
Derniers ouvrages :
- Essais : Jean Giono, Ellipses, 1998 ; Salah Stétié en miroir, Rodopi, 2000.
- Recueils : La grève blanche, Collodion, 1999 ; Le nu bleu, L'Amourier, 2001.
- Livres d'artistes : Le Premier bleu (3 exemplaires avec Arnaud Lamiral) ; Unitas multiplex suivi de Aleph (3 exemplaires avec Maurice Peirani)

L'écriture du voyage chez Jacques Réda rend compte d'un double enjeu, celui d'une faille (sentiment étrange de décentrement et de « tourne », vertige, tournis) et conjointement celui d'une quête de l'unité (pont, lien, passerelle.) Faille et nostalgie de l'unité se disent aussi à travers une périlleuse alternance entre la prose et le vers, le récit et le poème, les recueils de Jacques Réda se faisant carnets de route, notes, fragments.

Chercheur: 

Session: 

9h