Claudel, Chine, Japon

Claude Pérez est professeur à l'Université de Provence. Ses travaux portent principalement sur la poésie française moderne et contemporaine, de Baudelaire à nos jours, et aussi sur Jean Paulhan, envisagé comme écrivain, comme éditeur et comme directeur de revue. De plus, il s'intéresse à l'œuvre de Claudel et en particulier tout ce qui, dans son œuvre a rapport avec l'Extrême-Orient (Chine et Japon). Il prépare actuellement l'édition critique de la Correspondance Jean Paulhan - Paul Éluard (1919-1952), à paraître aux Éditions Claire Paulhan.

Principales publications

Correspondance Jean Paulhan-Roger Caillois, édition critique, Paris, Gallimard, 1991.
Paulhan, Jean : le clair et l'obscur, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, textes réunis par C.-P. Pérez, Gallimard, 1999.
Récits : Petite suite turque (Fata Morgana) et Amie la sorcière (Verdier).

Claudel est-il un travel-writer ? Y a-t-il sous la plume de ce grand voyageur des « récits de voyage », du sens que peut donner à cette locution le lecteur des Voyages en Orient, du Voyage au Congo, du Barbare en Asie, etc. ? L'expérience de l'étranger peut sans doute passer chez Claudel par la représentation et par la relation : on le voit clairement dans plusieurs des écrits qu'il a consacrés à l'Extrême-Orient, Connaissance de l'Est, par exemple, ou encore certains textes de L'Oiseau noir dans le soleil levant. Mais elle suit aussi d'autres voies, que l'on voudrait tenter d'indiquer : des voies le long desquelles il s'agit moins de figurer que de s'approprier, moins de représenter l'altérité que de faire l'essai de ses formes, moins de donner à voir que de devenir dans un aller-retour incessant entre eux et nous, et un jeu constant de surimpression entre ici même et tout là-bas.

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11h00