Bourbonnais, explorateurs européens et la Fournaise du XVIIe au début du XIXe siècle

Au début du XVIIIe siècle, les Bourbonnais et ceux qui visitent Bourbon maîtrisent mal la nature de cette île. Ainsi, le R.P. Ducros qui séjourne à Bourbon au milieu de l'année 1725, dans une lettre expédiée à l'abbé Raguet, directeur ecclésiastique de la Compagnie considère que l'eau des rivières provient de la mer. Il écrit à ce propos : "La violence de la mer, ou telle autre cause que vous voudrez, élève jusqu'au sommet, par des voies souterraines, une si grande quantité d'eau que les trois plus grandes rivières de l'île en sont formées. Ces rivières se précipitent avec une extrême rapidité et font sur leur route un nombre prodigieux de bruyantes cascades". Le volcan ne peut échapper à la règle et inspirer confiance.
Comment les hommes venus d'Europe, d'Afrique, d'Inde, de Madagascar l'ont-ils d'abord interprété ? Son approche devient-elle plus rationnelle aux coins du XVIIIe siècle ? Les lettrés qui l'ont visité ont-ils montré qu'ils étaient les hommes des Lumières ?

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