Compte rendu

LES MŒURS SIKHES VUES PAR DES VOYAGEURS FRANÇAIS

Des voyageurs français qui ont fait des séjours dans le royaume sikh du Punjab pendant la première moitié du XIXe siècle ont observé le mode de vie des habitants de ce pays. Certains d’entre eux ont fait de courts séjours dans le royaume, d’autres ont passé plusieurs années parmi les habitants. Il y a encore ceux qui ont fait des séjours en Inde mais sans avoir eu l’occasion d’observer les mœurs sikhes. Cependant, plusieurs parmi ces voyageurs ont écrit sur la vie des Sikhs : ainsi le naturaliste Victor Jacquemont et le savant Saint-Hubert Théroulde ont passé, chacun à son tour, un certain temps dans le Punjab. Les généraux Allard et Court ont vécu parmi les Sikhs plusieurs années, au service du maharaja Ranjit Singh. Collin de Bar et Valbezen étaient tous les deux fonctionnaires français. Certains fonctionnaires comme le comte Édouard de Warren, tout en étant au service de la Compagnie des Indes anglaise, se sont tenus au courant de la vie politique et sociale dans le reste du pays et ont fait des commentaires sur les Sikhs

STRATEGIE D’EVITEMENT ET TRAITEMENT FICTIONNEL

Dès ses premières années, le XIXe siècle français est balayé par un souffle orientaliste. Se nourrissant d’un imaginaire collectif en constante progression depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, le pouvoir de fascination de l’Orient se renforce, se propage et imprègne la littérature de voyage, essentiellement masculine, jusqu’à aboutir à une nette codification de ses représentations. Nombreux sont les chercheurs à avoir analysé les traits de ce discours dominant unifié et son évolution au cours du siècle, privilégiant généralement pour ce faire le corpus traditionnel des grands auteurs (Chateaubriand, Nerval, Lamartine et consorts). Pourtant, les hommes ne sont pas seuls à parcourir le Levant et à coucher leurs impressions sur le papier : les voyageuses ont également voix au chapitre. Longtemps ignoré, le vaste pan féminin de la production viatique est aujourd’hui peu à peu réhabilité.

LUISA ROSSI, L’ALTRA MAPPA. ESPLORARICI, VIAGGIATRICI, GEOGRAFE

Luisa Rossi propose un voyage parmi les exploratrices et les voyageuses qu’à partir du XVIe siècle jusqu’au début du XXe ont lutté contre les préjugés d’un monde scientifique tout masculin. Pour la première fois on présente un travail sur les connaissances que les femmes on apporté aux études géographiques, avec un parcours à travers les noms les plus célèbres du voyage au féminin au XIXe siècle. L’intéressante préface de l’astrophysicienne italienne Margherita Hack, rappelle les difficultés des chercheuses du XIXe siècle pour continuer les études et les expérimentations scientifiques, face à un monde universitaire masculin qui boycotte la volonté et la culture féminine.

LE PARADIS AUTOUR DE PAUL GAUGUIN DE VIVIANE FAYAUD

http://www.crlv.org/users/le-motheux Contribution « à l’histoire de la représentation des îles de l’Océanie », ce travail se propose de faire émerger les mythes qui, depuis la fin du XVIIIe siècle et durant tout le XIXe, ont successivement nourri l’imaginaire des voyageurs dans les Mers du Sud et de leur public, et qui ont influé sur les productions de dessinateurs qui se sont rendus en Polynésie à des titres divers, productions minutieusement analysées et dont un certain nombre est reproduit.

UN HORIZON INFINI

L'ouvrage, résultat du travail de recherche mené par Samuel Thévoz pour sa thèse de doctorat soutenue à l'Université de Lausanne en 2008, inscrit dans le contexte scientifique contemporain l'évolution des représentations qu’ont données du Tibet les voyageurs et explorateurs français qui se sont rendus dans ces contrées encore largement méconnues, entre 1888 et 1910.

LIRE THÉOCRITE À SYRACUSE

« Me voici en train de lire Théocrite dans sa ville natale. J’aimerais te voir auprès de moi pour partager ce plaisir qui n’en serait que plus grand. » Parti début décembre 1801 de Leipzig, Johann Gottfried Seume, ancien militaire et ensuite correcteur chez le célèbre éditeur Göschen, peut enfin réaliser son rêve, celui de lire les poèmes de Théocrite à Syracuse, après avoir parcouru l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie.

L’AMERICA LATINA DI ALESSANDRO LITTA MODIGLIANI

Voyageur par « pure curiosité humaine », Alessandro Litta Modigliani est le parfait exemple de la brillante aristocratie milanaise du XIXe siècle, animée par une forte vivacité culturelle et intellectuelle. Les deux relations ici publiées pour la première fois relatent le voyage d’Alessandro Litta Modigliani en Argentine et au Chili, en passant par le cap Horn, entre février et juillet 1841.

LETTRES TURQUES

Depuis la prise de Constantinople, l’empire (sic) ottoman ne cesse de fasciner les Occidentaux ; les voyages en terre turque se multiplient et suscitent la rédaction de nombre de récits de voyage, notamment au XVIe siècle. Les Lettres turques d’O. G. de Busbecq tiennent une place particulière dans cette production, surtout en raison de l’identité de leur auteur. Busbecq fut l’ambassadeur de Ferdinand Ier auprès de Soliman le Magnifique de 1554 à 1562 et mena des négociations délicates alors que l’Autriche et l’Empire ottoman étaient en guerre. Son récit abonde en informations sur les événements politiques, les actions militaires, sur Soliman lui-même et sur les querelles dynastiques au sein de la famille impériale, mais aussi sur la société turque. Les multiples incidents qui jalonnent ses voyages et son séjour sont l’occasion de décrire avec humour les mœurs et les coutumes turques.

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